Yeah, c’est dur. J’entends et partage vos observations. Après, dire la vérité est différent de parler sans réfléchir, comme vous le dites si justement. Peut-être la clé est simplement de parler moins, entendre plus. Je sais que j’ai plus tendance à mentir quand je parle trop, surtout à des personnes que je ne connais pas assez bien. J’essaye d’éviter de longues conversations avec des personnes que je connais plus que des inconnus mais moins que des amis. C’est la où se situe ma zone de danger, et où j’ai tendance à dire trop pour être acceptée. Merci pour cette newsletter :)
Je n’aime pas mentir. Je préfère me taire. J’ai peur de me trahir plus tard. Et je déteste qu’on me mente, surtout quand le menteur et moi savons pertinemment qu’on est en train de me mentir. Je trouve ça insultant. Toute vérité n’est pas bonne à dire et le silence est un excellent échappatoire.
"Je déteste qu’on me mente, surtout quand le menteur et moi savons pertinemment qu’on est en train de me mentir" : là on tombe dans la mauvaise foi, et j'ai beaucoup de mal aussi...
J'ai beaucoup d'indulgence lorsque je sens le mensonge "sincère", lorsque finalement c'est surtout à soi-même que l'autre ment. Après, je trouve que la vérité est une forme de preuve d'amitié et de confiance. Mais je ne la pratique pas avec tout le monde. Je tiens compte aussi de ce que l'interlocuteur est capable d'entendre. L'honnêteté radicale si elle est au service de la relation avec l'autre pour l'enrichir pourquoi pas mais elle peut être aussi une forme d'égoisme, ou pire de prise de pouvoir. Et sinon j'ai lu les commentaires, je trouve vos lectrices très vertueuses, qui apparemment mentent essentiellement pour préserver l'autre. Moi je mens le plus souvent je pense pour moi, je déteste qu'on me pose certaines questions, je déteste qu'on veuille savoir où j'étais dans la journée etc, donc je ne réponds pas et si on insiste alors là je mens sans vergogne. Vous me gardez quand même ? 😜
Ahah vous semblez faire un usage très sage du mensonge chère Eve, merci pour la finesse de votre appréciation des différents "types" de mensonge. Et comment que l'on vous garde, c'est une chance de vous avoir parmi nous 😄❤️
J’ai adoré ce thème, c’est aussi un sujet qui me questionne régulièrement. J’essaye - prioritairement pour ma santé mentale - de mentir le moins possible mais il est vrai qu’on se demande aussi pourquoi blesser quelqu’un gratuitement lorsqu’on peut si facilement adoucir le message… c’est tentant
”l’expérience m’a appris que, dans la plupart des cas, il est très dangereux de dévoiler le fond de sa pensée, tant ce fond est nourri de croyances archaïques, floues, mouvantes“ —- tellement juste et peu exprimé ! merci pour ce texte
Merci Agathe. C'est pour moi le grand apprentissage de l'écriture de cette newsletter. Je ne me l'étais pas formulé avant, ne l'avais lu nulle part, et pourtant c'est ce que j'ai inconsciemment vécu dans bien des situations. Contente que cela résonne chez toi.
Je vis avec quelqu’un qui est d’une telle intolérance au mensonge que cela peut devenir dérangeant. Je le trouve parfois excessif. Quant à moi, j’évite le mensonge moins par « vertu » que par conviction que le mensonge nous retombe toujours dessus. Le mensonge d’aujourd’hui est source de problème plus tard. Malgré tout, si se taire est mentir, alors je mens régulièrement. S’il y a, certes, des choses qui vont mieux en le disant, l’inverse est vrai aussi.
Je lis avec grand plaisir tous ces commentaires.. cette réflexion de Geraldine m’interpelle et avec laquelle je suis en désaccord : malheureusement/heureusement non, tout ne se paie pas, je ne pense pas qu’il y ait besoin de moraliser l’exercice .. en revanche, c’est plus risqué pour construire sa propre cohérence à ses yeux ou ceux des autres.. toujours un histoire de curseur, finalement, que privilégie t on : sa propre vision du monde ou l’harmonie globale .... ?
Merci pour votre newsletter, toujours très éclairante sur les mouvements de la société ! Je dois dire que je suis particulièrement troublée par votre thème de l'honnête radicale, je suis autiste et s'il y a bien une chose qu'on nous reproche, c'est notre franchise abrupte et notre incapacité au mensonge social. Par expérience, je sais que ce n'est tenable ni dans le cadre familial, ni amical ni professionnel. J'ai donc appris à mentir ou a dire ma vérité d'une façon très douce (quitte à ne pas être entendue ou comprise).
Merci Letizia, votre commentaire m'a beaucoup touchée. Quelle prévenance cela doit nécessiter de mentir quand une franchise totale vous est naturelle...
Sujet sensible, un certain degré de mensonge, au moins d'hypocrisie est sûrement nécessaire pour que la cohabitation entre humains soit possible. Pour ma part j'estime mentir très peu et c'est plutôt qualifié comme un défaut par mon entourage, professionnellement au moins.
Toute cette discussion me fait penser au film « Trois Amies » qui aborde ces sujets du mensonge, de l’empathie, de la vérité dans les relations amicales et amoureuses. Savoureux.
Yeah, c’est dur. J’entends et partage vos observations. Après, dire la vérité est différent de parler sans réfléchir, comme vous le dites si justement. Peut-être la clé est simplement de parler moins, entendre plus. Je sais que j’ai plus tendance à mentir quand je parle trop, surtout à des personnes que je ne connais pas assez bien. J’essaye d’éviter de longues conversations avec des personnes que je connais plus que des inconnus mais moins que des amis. C’est la où se situe ma zone de danger, et où j’ai tendance à dire trop pour être acceptée. Merci pour cette newsletter :)
Très intéressant d'avoir identifié ce comportement, avec ce type de personnes. Je vais m'interroger sur mes propres travers 😅
"dire trop pour être acceptée" c'est tellement juste! Je m'y reconnais, merci de l'avoir écrit !
Oui c'est effectivement très juste et personnellement je le fais souvent quand je retombe dans le travers de rechercher la validation...
Je n’aime pas mentir. Je préfère me taire. J’ai peur de me trahir plus tard. Et je déteste qu’on me mente, surtout quand le menteur et moi savons pertinemment qu’on est en train de me mentir. Je trouve ça insultant. Toute vérité n’est pas bonne à dire et le silence est un excellent échappatoire.
"Je déteste qu’on me mente, surtout quand le menteur et moi savons pertinemment qu’on est en train de me mentir" : là on tombe dans la mauvaise foi, et j'ai beaucoup de mal aussi...
J'ai beaucoup d'indulgence lorsque je sens le mensonge "sincère", lorsque finalement c'est surtout à soi-même que l'autre ment. Après, je trouve que la vérité est une forme de preuve d'amitié et de confiance. Mais je ne la pratique pas avec tout le monde. Je tiens compte aussi de ce que l'interlocuteur est capable d'entendre. L'honnêteté radicale si elle est au service de la relation avec l'autre pour l'enrichir pourquoi pas mais elle peut être aussi une forme d'égoisme, ou pire de prise de pouvoir. Et sinon j'ai lu les commentaires, je trouve vos lectrices très vertueuses, qui apparemment mentent essentiellement pour préserver l'autre. Moi je mens le plus souvent je pense pour moi, je déteste qu'on me pose certaines questions, je déteste qu'on veuille savoir où j'étais dans la journée etc, donc je ne réponds pas et si on insiste alors là je mens sans vergogne. Vous me gardez quand même ? 😜
Ahah vous semblez faire un usage très sage du mensonge chère Eve, merci pour la finesse de votre appréciation des différents "types" de mensonge. Et comment que l'on vous garde, c'est une chance de vous avoir parmi nous 😄❤️
😍
J’ai adoré ce thème, c’est aussi un sujet qui me questionne régulièrement. J’essaye - prioritairement pour ma santé mentale - de mentir le moins possible mais il est vrai qu’on se demande aussi pourquoi blesser quelqu’un gratuitement lorsqu’on peut si facilement adoucir le message… c’est tentant
Quand on ne ment pas, on reste "entier" 😉
”l’expérience m’a appris que, dans la plupart des cas, il est très dangereux de dévoiler le fond de sa pensée, tant ce fond est nourri de croyances archaïques, floues, mouvantes“ —- tellement juste et peu exprimé ! merci pour ce texte
Merci Agathe. C'est pour moi le grand apprentissage de l'écriture de cette newsletter. Je ne me l'étais pas formulé avant, ne l'avais lu nulle part, et pourtant c'est ce que j'ai inconsciemment vécu dans bien des situations. Contente que cela résonne chez toi.
Je vis avec quelqu’un qui est d’une telle intolérance au mensonge que cela peut devenir dérangeant. Je le trouve parfois excessif. Quant à moi, j’évite le mensonge moins par « vertu » que par conviction que le mensonge nous retombe toujours dessus. Le mensonge d’aujourd’hui est source de problème plus tard. Malgré tout, si se taire est mentir, alors je mens régulièrement. S’il y a, certes, des choses qui vont mieux en le disant, l’inverse est vrai aussi.
"Le mensonge d’aujourd’hui est source de problème plus tard." : tellement vrai. Tout se paie...
Je lis avec grand plaisir tous ces commentaires.. cette réflexion de Geraldine m’interpelle et avec laquelle je suis en désaccord : malheureusement/heureusement non, tout ne se paie pas, je ne pense pas qu’il y ait besoin de moraliser l’exercice .. en revanche, c’est plus risqué pour construire sa propre cohérence à ses yeux ou ceux des autres.. toujours un histoire de curseur, finalement, que privilégie t on : sa propre vision du monde ou l’harmonie globale .... ?
Merci pour votre newsletter, toujours très éclairante sur les mouvements de la société ! Je dois dire que je suis particulièrement troublée par votre thème de l'honnête radicale, je suis autiste et s'il y a bien une chose qu'on nous reproche, c'est notre franchise abrupte et notre incapacité au mensonge social. Par expérience, je sais que ce n'est tenable ni dans le cadre familial, ni amical ni professionnel. J'ai donc appris à mentir ou a dire ma vérité d'une façon très douce (quitte à ne pas être entendue ou comprise).
Merci Letizia, votre commentaire m'a beaucoup touchée. Quelle prévenance cela doit nécessiter de mentir quand une franchise totale vous est naturelle...
Sujet sensible, un certain degré de mensonge, au moins d'hypocrisie est sûrement nécessaire pour que la cohabitation entre humains soit possible. Pour ma part j'estime mentir très peu et c'est plutôt qualifié comme un défaut par mon entourage, professionnellement au moins.
Ah oui, professionnellement une dose variable de mensonge est souvent la bienvenue 🤦🏼♀️
Toute cette discussion me fait penser au film « Trois Amies » qui aborde ces sujets du mensonge, de l’empathie, de la vérité dans les relations amicales et amoureuses. Savoureux.
Merci pour votre reco Frédérique !
J’ai menti quelques fois par ’diplomatie’ pour ne pas blesser l’autre.
Sinon j’opte pour le silence.
Un ami ’cher’ m’a dit que le mensonge était une omission... :-(
De loin je le sentais me mentir.
C’était insupportable comme relation et vite abandonnée.
Et mes enfants lorsqu’ils essayaient de me mentir étaient tellement ’gauches’ que ça devenait vite une partie de fou rire.
Ils n’ont plus jamais essayé.
Ah oui les mensonges des enfants mériteraient une newsletter à eux tous seuls 🤣
Tu pourrais apprécier le travail proposé par Lily Gros je pense!
Je ne la connaissais pas. Je viens d'aller voir son profil, elle a effectivement l'air très intéressante, merci pour ta reco Judith 🙏🏻
La (re)lecture du Misanthrope vous plaira sûrement ! 😃
Ah oui tiens, ça ne me ferait pas de mal 😅
Je vous invite à découvrir la facilitatrice Lily Gros qui parle très bien de la différence entre honnêteté brutale et sincérité radicale !