Premier Cercle d'écriture
Et premières impressions.
Je vous écris fiévreuse. À côté de moi, le thermomètre indique 39,2 °C. Hier pourtant, à 19h, quand j’ai ouvert mon premier Cercle du Jeudi, j’étais en forme. Mon corps a eu la délicatesse de me laisser tranquille le temps du live. Comme s’il avait senti que non, ce n’était vraiment pas le moment de me lâcher. Dans une heure si tu veux, mon pote, mais pas maintenant. Pas quand le Cercle que j’ai patiemment imaginé devient enfin une réalité.
Et quelle réalité ! Vous étiez là, derrière vos écrans, nombreuses, attentives, si loin si proches. On a parlé de jouer à écrire. Je vous ai lu un passage des Débuts de Claire Marin, on a déposé sur le papier nos priorités de janvier. On conversait via l’espace de discussion de Zoom, mais on était reliées par plus que du langage. On se tenait chaud. Quelque chose nous dépassait.
Ce fichu flow qui nous échappe si souvent, hier soir, on l’a touché du doigt grâce à l’élan collectif. On ne se voyait pas les unes les autres, mais nous étions présentes à nous-mêmes, aux autres, à ce moment sanctuarisé dans nos emplois du temps chargés. « Les plus grandes choses dans la vie se font dans le temps qu’on arrache », dit Murielle Joudet au micro de Bookmakers. L’écriture, pour la plupart des gens, est affaire d’interstices. On la glisse où on peut, quand on peut, vaille que vaille. On écrit sur le fil, ça tient à presque rien, mais ça change tout. Ça crée un espace en soi, là où avant on étouffait.
Je le sais car je l’expérimente depuis ce jour de 2017 où j’ai ouvert une page Notes dans mon iPhone, et où j’ai commencé à déverser en vrac les mots qui disaient mon tumulte intérieur, à l’annonce de la maladie. Ce jour-là, je me suis connectée à moi-même d’une manière inédite, simple et évidente. Depuis, je n’ai plus arrêté de m’écrire. C’est ce que je tiens à transmettre, ce pouvoir auto-portatif de s’écouter partout, sans avoir besoin de personne.
Je ne dis pas pour autant que c’est facile. Simple, oui, mais facile, sûrement pas. Sinon tout le monde écrirait un journal intime. Notre esprit nous joue mille tours pour nous détourner de ce qui relève, pour moi, de la pratique méditative.
Pour s’écrire, il faut donc le décider et s’organiser. Bâtir une stratégie, aménager son temps, chercher de l’aide pour ancrer l’habitude. C’est ce qui m’a menée à ce rendez-vous du jeudi. Une heure ensemble pour déposer nos valises, souffler et se faire du bien avant de repartir dans le tourbillon de nos vies.
Merci d’avoir répondu à l’appel. L’aventure ne fait que commencer.
Rendez-vous jeudi prochain pour écrire la suite ensemble.



Oooh... non ! quelle fièvre t'a donc piquée Géraldine après cette heure si douce et si intense ? Merci, un grand merci pour ta préparation, pour ton accompagnement, pour ton sourire ! Prend bien soin de toi et à jeudi prochain alors !
Quelle chaleur, générosité, soutien, et intimité dans ce cercle — merci infiniment de l’avoir imaginé, créé, réalisé. Je ne peux même pas exprimer à tel point ton cercle m’a déjà semblé une heure sacrée✨❤️✨❤️✨❤️